mer.
23
nov.
2011
De violents affrontements opposaient, ce mercredi encore pour la cinquième journée, la police à des milliers d'Egyptiens réclamant le départ des militaires au pouvoir, malgré la promesse du chef de l'armée d'organiser une élection présidentielle mi 2012 pour un retour au pouvoir civil. Pour la première fois, des médecins ont fait état de décès par balles réelles au cours de ces violences dans lesquelles trois personnes ont péri dans la matinée, portant le bilan à 33 morts depuis samedi.
Dans le même temps, la contestation hostile aux militaires qui dirigent le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février continuait de secouer de nombreuses villes à travers le pays. Des affrontements étaient notamment signalés à Alexandrie et Port-Saïd (nord), Suez, Qena (centre), Assiout et Aswane (sud) ainsi que dans la province de Daqahliya, dans le delta du Nil.
" Les manifestations continuent ce mercredi, place Tahrir et dans plusieurs villes du pays... "
Sous la pression des manifestants, le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait, s'est engagé mardi soir à organiser une présidentielle avant fin juin 2012, se disant prêt à remettre le pouvoir immédiatement si un éventuel référendum en décidait ainsi.
Mais les protestataires, déterminés à rester sur Tahrir par milliers, disent ne pas croire un mot des paroles du maréchal, ministre de la Défense sous l'ancien régime et qu'ils assimilent désormais à son ancien mentor Hosni Moubarak.
Ce contexte de crise fait craindre que les premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak ne soient émaillées de violences. Le maréchal Tantaoui a assuré qu'elles débuteraient à la date prévue, le 28 novembre.
Mélissa.