mar.
29
nov.
2011
Le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait, a appelé dimanche les Egyptiens à voter massivement aux législatives qui ont débuté ce lundi, une étape cruciale dans la transition politique engagée après la chute de Hosni Moubarak, qui traverse aujourd'hui une grave crise.
"Je demande au peuple égyptien de voter et d'exprimer ses désirs afin de faire émerger un Parlement équilibré qui représente toutes les tendances", a-t-il déclaré, estimant que les élections ne seraient "un succès que si tous exercent leur droit de vote".
Dans le même temps, la mobilisation se poursuivait, sans toutefois être suivie massivement, sur la place Tahrir où des milliers de personnes étaient rassemblées en fin d'après-midi, tandis que d'autres campaient devant le siège du gouvernement, gardé par des militaires.
Aucune issue n'était en vue dimanche soir pour sortir de l'impasse politique actuelle qui s'est exacerbée avec la nomination vendredi de Kamal el-Ganzouri, un septuagénaire ancien Premier ministre de Hosni Moubarak, pour diriger le gouvernement.
Le maréchal Tantaoui a toutefois averti qu'il ne tolérerait aucune pression, laissant entendre qu'il ne renoncerait pas à M. Ganzouri, en dépit d'une proposition de Mohamed ElBaradei, l'une des principales figures de l'opposition, pour diriger un gouvernement de "salut national".
La campagne pour les législatives s'est terminée dans les gouvernorats appelés aux urnes lundi, notamment Le Caire et Alexandrie. Sept ONG étrangères, dont le Centre Carter, ont reçu leur accréditation pour surveiller ces législatives, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
Quelque 40 millions d'électeurs sur 82 millions d'Egyptiens sont appelés à élire 498 membres de l'Assemblée du peuple (chambre des députés) sur plusieurs étapes, jusqu'au 10 janvier. Dix autres seront nommés par le maréchal Tantaoui.
L'Egypte est découpée en 27 gouvernorats divisés en trois groupes, qui voteront successivement, sur deux tours.
A l'étranger, le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant a estimé que les autorités égyptiennes devraient faire "autrement l'ordre public et il est temps qu'elles passent le pouvoir aux civils".
Mélissa.