jeu.
01
déc.
2011
L'alcool chez les jeunes serait un problème de plus en plus précoce et excessif, selon certains professionnels. Pour huit parents sur dix, il s'agit d'une source d'inquiétude, selon une étude Opinion Way.
L'alcool chez les jeunes, nouvelle source d'inquiétude chez les parents ? 83% d'entre eux s'inquiéteraient à ce sujet, selon un étude de l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (appel), dévoilée par 20 Minutes ce mardi 29 novembre. Ils estiment que leur consommation d'alcool a augmenté par rapport à la leur. Les trois quarts d'entre eux pensent ainsi au sujet des pratiques festives chez les filles et 59% font ce même constat d'augmentation pour les jeunes garçons. En revanche, les parents se révèlent beaucoup plus sereins concernant leur propre progéniture. Ils ne sont plus que 14% à estimer que l'alcool est en hausse par rapport à leur époque chez leurs enfants âgés de plus de 12 ans. Car, selon les parents, 56% pensent que l'état d'esprit général favorise la consommation d'alcool, bien avant le manque de contrôle (35%) ou l'absence de contrôle dans les bars (27%). « Le foyer apparaît comme un rempart, commente OpinionWay. Reste à savoir si ce rempart constitue une réalité ou une illusion qui freine leur prise de conscience et rend de fait plus difficile l'efficacité des campagnes ». Les parents interrogés sont 90% à dire qu'ils abordent les dangers de l'alcool avec leurs enfants.
Aujourd'hui, la consommation d'alcool n'aurait rien à voir avec celle d'il y a 15 ou 20 ans, selon l'Apel. Les soirées débuteraient par de la bière puis de la vodka et se tiendraient dès le jeudi soir avec les soirées étudiantes. « En tout cas cette consommation débute de plus en plus tôt, or on sait que plus on consomme jeune, plus le risque de tomber dans l’addiction augmente. Les alcools consommés deviennent par ailleurs de plus en plus forts. Ils sont atténués grâce à un mélange avec des sodas ou des jus de fruits, mais cela ne change rien au taux d’alcool. Enfin, le mode de consommation devient de plus en plus excessif, ce qui n’a rien à voir avec la consommation des jeunes d’il y a 15 ou 20 ans, ou de l’alcool mondain pratiqué par certains parents », estime la présidente de l’Apel, Béatrice Barraud. En effet, la consommation d'alcool excessive des jeunes jusqu'à l'ivresse de plus en plus fréquente est le fait qui inquiète le plus 40% des parents.Alors que dois t'on faire ?
K.R