lun.
05
déc.
2011
A l'occasion d'un déplacement à Avignon, où se déroulait un forum sur la création à l'ère numérique, Nicolas Sarkozy a présenté ses différents projets visant à défendre la création musicale. Outre la confirmation de sa volonté de mettre à contribution les fournisseurs d'accès à Internet (FAI), le président de la République en a profité pour faire part de son projet d'étendre l'Hadopi (Haute autorité en charge de la lutte contre le piratage) aux sites de streaming, qui permettent de visualiser gratuitement des films sans pour autant les télécharger illégalement.
Sa charge contre ces sites est particulièrement virulente. Ces "sites de streaming illégal qui font des ravages (...) il faut les combattre", déclare-t-il. "Je n'accepte pas qu'on tire un profit commercial du vol des oeuvres", a-t-il dit. "J'aime une musique, je veux la partager : la démarche n'est pas en soi négative. Mais sur les sites de streaming, l'idéologie du partage, c'est l'idéologie de l'argent : je vole d'un côté et je vends de l'autre. Personne ne peut soutenir cela", a-t-il déclaré, laissant entendre qu'une loi "Hadopi 3" serait une possibilité pour lutter contre les sites diffusant illégalement des contenus. "Le jour où il n'y a plus de musique, le jour où il n'y a plus de cinéma, le jour où il n'y a plus d'écrivain, qu'est-ce que votre génération ira chercher sur internet ? (...) si ceux ci ne sont pas propriétaires de leur oeuvre, comment vivront-ils et que deviendront-ils", a-t-il conclu, justifiant l'extension de cette police de l'internet. Au-delà, Nicolas Sarkozy s'est félicité que plusieurs pays suivent l'exemple de la France et de son dispositif Hadopi qui a permis de faire reculer le piratage de 35%, selon lui, depuis qu'il est opérationnel.
K.R.