jeu.
08
déc.
2011
Les investisseurs n'ont pas cédé à la panique après la mise sous surveillance négative par Standard & Poor's de la note de quinze des dix-sept Etats de la zone euro. Prudents, ils ont toutefois limité leurs initiatives. A la clôture, le Cac 40 cède 0,68 %, à 3.179,63 points. Les opérateurs attendent maintenant la réunion de la BCE jeudi, et surtout le sommet européen de cette fin de semaine.
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens vont devoir faire montre de leur volonté de sortir de la crise lors du sommet européen de Bruxelles, jeudi soir et vendredi.
Pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, la mise en garde de S&P constitue le meilleur encouragement pour la réussite du sommet.
Berlin a laissé transparaître mercredi un pessimisme, qui a conduit les Bourses européennes à la morosité, alors que Sarkozy n'exclut plus un risque d'explosion de l'UE tant que l'accord franco-allemand n'est pas effectif. Mais bonne nouvelle peut-être : à Wall Street une rumeur prêtait au G20 l'intention de se porter au secours de la zone euro.
Petite définition de Standard & Poor's : Standard & Poor's est sans doute la plus connue des agences de notation financière (ou "credit rating"). Une agence de
notation attribue, selon des critères et une classification qui lui sont propres, une note traduisant son opinion sur la capacité d'un émetteur à remplir ses obligations financières, (donc à ne
pas se trouver en situation de défaut de paiement) et à rembourser ses dettes en temps et en heure. En tant que mesure du niveau du risque de crédit, la note influe sur le niveau
du taux d'intérêt proposé à l'entreprise notée. En d'autres termes, plus la note d'un émetteur est mauvaise, plus il lui coûtera cher d'emprunter car il lui sera difficile d'intéresser les
investisseurs.
K.R
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Les Etats se sont massivement endettés pour relancer nos économies, sauver nos emplois, assurer une croissance future. Et aujourd'hui, à défaut de voir des économies flamboyantes, un recul du chômage et une croissance correcte... on constate que les dettes des Etats vont devoir être remboursées. En clair : les caisses sont vides ! La question est de savoir comment les renflouer ???
A la fin, d'une façon ou d'une autre, ce sera aux citoyens de rembourser.
