ven.
09
déc.
2011
Le Sénat a adopté jeudi soir avec une courte majorité la proposition de loi sur le droit de vote et d'éligibilité des étrangers non communautaires aux élections municipales présentée par la gauche et à laquelle le gouvernement est hostile.
La proposition de loi, soutenue par les sénateurs socialistes, écologistes et communistes, a été adoptée à 173 voix pour, et 166 contre.
Un résultat dont s'est félicité le groupe socialiste et apparentés Europe Ecologie-Les Verts dans un communiqué, alors même que le texte a peu de chances d'être adopté par une Assemblée nationale majoritairement à droite.
A cinq mois de l'élection présidentielle, le Sénat a été le théâtre d'oppositions très vives entre droite et gauche sur ce sujet jeudi, en présence du Premier ministre François Fillon, du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et de celui de la Justice, Michel Mercier.
Sous les huées des sénateurs de gauche et les applaudissements de la droite, François Fillon a réaffirmé en ouverture de séance son attachement au lien entre nationalité et droit de vote en France, disant voir dans ce texte un "travail de sape d'un des fondements" de la République.
"Avec cette proposition, la gauche s'engage dans une voie dangereuse avec légèreté. Elle prend le risque de vider la nationalité et la citoyenneté française de leur substance", a-t-il déclaré en conclusion d'une allocution d'une vingtaine de minutes.
Claude Guéant a accusé le PS de ressortir ce texte, qui faisait déjà partie des "110 propositions" de François Mitterrand en 1981, "avec une régularité d'horloger" avant chaque élection.
Tout au long du débat, les clivages profonds qui séparent gauche et droite ont été mis en exergue.
Le vote a été très serré, certaines voix du RDSE faisant défaut à la majorité : Jean-Pierre Chevènement, par exemple, n'a pas pris part au vote. Mais des centristes ont approuvé ce texte constitutionnel qui n'a aucune chance d'être définitivement adopté sous cette législature car il doit revenir devant l'Assemblée nationale. Le faire voter au Sénat c'est pour la gauche « tenir ses promesses ».
K.R
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N importe quoi .... ca me laisse sans voix !!!!
Le droit de vote ne veut donc plus rien dire !!
N'importe qui vivant en France peut élire ou se faire élire...
C'est une aberration !
C est une honte !
Si ces dix dernières années la France est restée fidèle à sa tradition généreuse en termes de citoyenneté en naturalisant plus d'un million de personnes, soit presque autant que l'Allemagne et dix fois plus que l'Italie, la crise actuelle offre l'occasion de s'interroger sur la politique immigratoire de l'UE et sur la place juridique réservée aux migrants.
