mer.
21
déc.
2011
Le scandale sanitaire qui se profile en France pourrait s'étendre ailleurs, notamment au Royaume-Uni. En France, les 30.000 femmes porteuses de prothèses mammaires PIP pourront toutes être réopérées dans les 6 prochains mois, estime le comité de suivi ministériel.
Les 30.000 femmes porteuses de prothèses mamaires PIP en France pourront toutes être réopérées dans les six mois à venir, estime le professeur Laurent Lantieri, membre du comité de suivi ministériel sur le dossier, mercredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. L e chirurgien plastique est favorable au retrait des prothèses défectueuses. Un groupe d'experts constitué par l'Institut national du cancer (Inca) doit annoncer vendredi s'il recommande aux femmes porteuses de prothèses PIP de se faire réopérer pour retirer leurs implants. La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, avait indiqué mardi soir que le ministère attendait ces recommandations pour conseiller "peut-être, selon l'avis des experts", aux femmes le retrait de ces prothèses, et savoir "quelles seront les modalités"
Les chirurgiens plasticiens sont en tous cas priés de pratiquer la modération en terme d'honoraires pour les futures opérations de retrait des prothèses mammaires
PIP, que le gouvernement pourrait recommander en fin de semaine.
En attendant, le scandale qui se profile pourrait atteindre d'autres pays. Quelque 280 porteuses d'implants mammaires de la société française Poly Implant Prothèse (PIP), qui a fabriqué des
produits défectueux, ont été recensées en Suisse, indique la presse helvétique mercredi. Surtout, au Royaume-Uni, au moins 40.000 sont porteuses de ce type d'implants, sauf que là-bas, on ne
comprend pas du tout la panique des Français. L'agence britannique de surveillance des produits médicaux a ainsi estimé mercredi qu'il n'y avait pas de preuve d'un lien entre les prothèses mammaires PIP et l'apparition de cancer justifiant qu'on demande aux femmes concernées au Royaume-Uni de se faire retirer ces implants.
(Source TF1)