mar.
27
déc.
2011
Les automobilistes français n'ont jamais payé leur carburant aussi cher qu'en 2011. Depuis le début de l'année, le prix moyen d'un litre de gazole s'est élevé à 1,33 euro, contre 1,15 euro en 2010, selon les chiffres de l'administration française. Le prix de l'essence sans plomb a quant à lui atteint une moyenne de 1,50 euro TTC, contre 1,35 euro en 2010. Dans les deux cas, ces moyennes annuelles ont battu les précédents records de 2008, lorsque le baril de pétrole avait dépassé les 147 dollars au mois de juillet. Une mauvaise nouvelle de plus, qui ne devrait pas remonter le moral des Français.
Cette envolée des prix à la pompe résulte en grande partie du printemps arabe et de l'arrêt quasi total de la production libyenne. A contrario de 2008, où les cours du pétrole s'étaient effondrés à la suite de la faillite de Lehman Brothers, les prix du brut sont aussi restés relativement stables en 2011. A Londres, le prix du baril de brent devrait s'élever en moyenne à environ 111 dollars en 2011, selon la Société Générale, contre un peu plus de 99 dollars en 2008. « La grosse différence avec 2008, c'est qu'à l'époque, les marchés voyaient venir une récession généralisée », explique Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières.
Aujourd'hui, le marché apparaît plutôt en équilibre précaire. Les risques de tensions géopolitiques avec l'Iran et les besoins des pays émergents soutiennent les prix. Mais les perspectives de récession en Europe et en Amérique du Nord et le rebond rapide de la production libyenne favorisent une baisse des cours. La Libye produit aujour-d'hui plus de 1 million de barils par jour, contre 1,6 million en 2010. Hier, l'Arabie saoudite a d'ailleurs présenté un budget 2012 basé sur un prix du pétrole entre 55 et 60 dollars et une production de 8,5 millions de barils par jour, a calculé EFG-Hermes.
Dans ce contexte, l'Ufip parie donc plutôt sur une baisse des prix en 2012. « Hors risque géopolitique, on a plutôt tendance à voir des pressions baissières sur le prix du brut », souligne Jean-Louis Schilansky. Pour certains, les distributeurs ont aussi changé d'attitude. « Les distributeurs reportent moins vite les variations, à la hausse comme à la baisse. Ils se basent sur une tendance moyenne », explique Thomas Porcher, enseignant-chercheur à l'ESG Lab. Au printemps, l'évolution des prix des carburants avait suscité l'inquiétude du gouvernement. A quelques mois de l'élection présidentielle, le sujet risque fort de revenir sur la table.
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C'est des voleurs ... Il y en a marre en 2012 ouvrons nos yeux !! Et fermons nos portes monnaies ! Marre de payer toujours plus !!!!!!!!!!!!!!!
