jeu.
29
déc.
2011
Enseignant ou employé municipale la semaine ; jardinier, coach sportif, vendeur de bijoux le week-end. Les fonctionnaires sont de plus en plus attirés par un cumul de leur emploi avec une activité dans le secteur privé. C'est ce que révèle un rapport de la Commission de déontologie de la Fonction publique, dévoilé jeudi 29 décembre par Les Echos.
En 2010, les demandes de cumul ont ainsi bondi de 60 % au sein de l'Etat, de 70 % dans les collectivités territoriales et de 20 % dans les hôpitaux. Ils représentent désormais les trois quarts des 3400 dossiers examinés par la commission. Cette dernière est chargée de donner son accord aux départs vers le privé ou aux créations et reprises d'entreprises. Dans une large majorité des cas, ces demandes ont été acceptées, précise le quotidien économique.
La raison d'un tel essor ? Selon le rapport, il s'explique surtout par "le succès du statut d'autoentrepreneur". Le contexte économique difficile joue également dessus, sur fond de baisse du pouvoir d'achat ou encore de hausse du chômage.
Un membre de la commission, cité par Les Echos, analyse : "Les agents veulent arrondir leurs fins de mois sans perdre le statut protecteur de fonctionnaire." Ainsi, les enseignants et les fonctionnaires qui touchent les salaires les plus bas sont les premiers à demander le cumul, précise Le Monde.fr
Mais le temps partiel reste peu utilisé pour développer son entreprise, les agents préférant "souvent débuter leur activité sur les périodes de congés ou de récupération".
La commission laisse entendre que l'augmentation pourrait être plus sensible encore grâce à un décret de janvier 2011.
Il élargit le champ des activités autorisées dans le cadre d'un cumul, en y ajoutant les activités sportives et culturelles tels l'animation ou l'encadrement de jeunes, la vente de biens fabriqués par l'agent en question et, surtout, tous les services à la personne dispensés sous le statut d'auto-entrepreneur.
K.R
(Source A F P, Le Monde)