ven.
20
janv.
2012
Rappel des faits :
WASHINGTON — La justice américaine a ordonné la fermeture du site Megaupload.com, une des plus importantes plateformes de partage de fichiers sur internet, et poursuit sept de ses employés pour violation des droits d'auteur, ont annoncé jeudi les autorités américaines.
Le site internet était inaccessible jeudi après-midi depuis les Etats-Unis et 18 autres sites affiliés ont été fermés par la justice américaine, qui a également saisi 50 millions de dollars sur des comptes de la société basée à Hong Kong, selon la même source.
Le FBI (police fédérale américaine) et le ministère de la Justice américain ont estimé dans un communiqué qu'il s'agissait de l'une des plus "grandes affaires de violation des droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis".
Les sept personnes poursuivies, ajoutent les autorités américaines, sont "responsables d'un piratage considérable sur internet de nombreux types de contenus protégés par les droits d'auteurs à travers Megaupload.com et d'autres sites".
Ces personnes sont accusées d'avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit et entraîné "plus d'un demi-milliard de dollars de perte pour les ayant-droits", en offrant sur leur site des films, séries et autres produits piratés, poursuivent les autorités américaines.
Le collectif Anonymous n'a pas mis longtemps à réagir à l'annonce de la fermeture du site de téléchargement Megaupload par le FBI. Dans les minutes qui ont suivi, ses membres ont lancé l'opération OpMegaUpload, jeudi soir.
Les sites d'Universal Music, de la justice américaine et de l'industrie US du disque (RIAA) et du cinéma (MPAA) et d'hadopi.fr sont actuellement inaccessibles ou très ralentis, noyés sous les requêtes de connexions. Selon Anonymous, plus de 5.000 internautes participent à l'opération grâce au logiciel LOIC, qui permet de mettre à disposition sa machine pour mener automatiquement des attaques en déni de service –une activité illégale. Selon CNN, l'attaque mobilise 27.000 ordinateurs (certains peuvent sans le savoir être infectés par un ver et faire partie d'un «botnet», un réseau de machines zombies contrôlé par un hacker).
Anonymous n'en est pas à son coup d'essai. Lors de la condamnation du site Pirate Bay, en 2009, ils avaient déjà pris pour cible les sites des ayants droits de la musique et du cinéma. L'an dernier, ils avaient, en compagnie des agitateurs de LulzSec, attaqué les sites de Mastercard, Visa et Paypal en soutien à WikiLeaks, dont les comptes avaient été gelés.
(K.R et l' A F P )
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Liste des sites mis "tango down" par anonymous (liste provisoire, je sens qu'ils vont pas s'arrêter là):
-justice.gov
-universalmusic.com
-Copyright.gov
et le meilleur pour la fin:
-hadopi.fr
Comme ils disent sur twitter, Get pop cord, it's gonna to be a funny night !!!
Personnellement, même si je vois très bien le but visé par le F.B.I., je trouve la décision un peu trop forte. Certes certains droits d'auteurs n'ont pas été respectés et il faut le déplorer, mais de
là à supprimer l'intégralité des accès Megaupload... De nombreuses données personnelles étaient conservées sur les serveurs.
De plus, ces sites représentent un accès formidable à la culture. Je pense qu'il faut trouver un juste milieu. Les manifestations n'ont pas tardées à s'établir, il n'y a qu'à aller sur Facebook. Je
ne pense pas que cette décision mérite d'être définitive.
En attendant, je remercie Anonymous, pour avoir fait du concret.
