jeu.
26
janv.
2012
Le programme de François Hollande réaffirme ses engagements de réduction des déficits publics à 3% du PIB en 2013 avant un retour progressif à l'équilibre en 2017. Le candidat socialiste prévoit notamment l'annulation de 29 milliards d'euros de niches fiscales et 20 milliards de mesures nouvelles.
Le projet repose sur des hypothèses de croissance "prudentes et réalistes" qui progresseraient de 0,5% en 2012, soit deux fois moins que prévu officiellement par le gouvernement, pour atteindre 2 à 2,5% en 2017, indiquent ses "60 engagements pour la France" publiés jeudi par "Le Parisien" et confirmés à l'AFP par l'équipe de campagne.
Pour financer les "mesures nouvelles" liées à ses "priorités", le candidat socialiste à l'Elysée prévoit une montée en puissance des financements qui atteindront 20 milliards d'euros en 2017, dernière année de son quinquennat s'il est élu.
M. Hollande prévoit l'annulation de 29 milliards d'euros de niches fiscales et 20 milliards de mesures nouvelles. Il prévoit aussi un alourdissement des taux de l'impôt sur les grandes sociétés à 35% et son allègement à 30% pour les PME et 15% pour les très petites.
Le taux normal de l'impôt sur les bénéfices des sociétés est actuellement de 33,3% mais les plus grandes entreprises ne versent effectivement que 8% voire moins encore pour certaines d'entre elles en jouant sur les niches fiscales.
Le projet du candidat socialiste prévoit en outre une augmentation de 15% de la taxation des bénéfices des banques. Pour "mettre les banques au service de l'économie", il confirme aussi son intention de séparer leurs activités "utiles à l'investissement et à l'emploi de leurs opérations spéculatives".
(Source : A F P,le Parisien )