Le rapatriement des troupes françaises combattantes déployées en Afghanistan sera achevé dès la fin de 2013, soit une année plus tôt que le terme de fin 2014 jusque-là retenu par l'Otan, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy.
L'émotion suscitée par la mort, le 20 janvier, de quatre soldats français tués sur la base de Gwan, dans la province de Kapisa, par une recrue afghane, a souligné l'importance de la rencontre, vendredi à l'Élysée, entre Nicolas Sarkozy et son homologue afghan. Certes, l'événement survenu la semaine dernière a pesé sur les décisions annoncées vendredi.
Nicolas Sarkozy a précisé que la France allait «demander à l'Otan une réflexion sur une totale prise en charge des missions de combat de l'Otan par l'armée afghane au cours de l'année 2013». L'échéance fixée jusque-là par la coalition pour la fin de ce transfert était l'année 2014.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs indiqué que les missions de formation de l'armée afghane menées par l'armée française, qui avaient été suspendues après la mort de quatre français tués par un soldat afghan il y a une semaine, reprendraient «dès demain» samedi.
Le chef de l'Etat a précisé que l'armée française continuerait, au-delà de 2013, des missions de formation de l'armée afghane avec un effectif «résiduel» par rapport à celui déployé actuellement. «Il sera à tout le moins de l'ordre de quelques petites centaines» d'hommes, a dit Nicolas Sarkozy.
(Source A F P)