mer.
01
févr.
2012
Mitt Romney a repris l'avantage.il s'est imposé avec une large avance en Floride. Ce qui confirme ses chances de remporter l'investiture républicaine. La Floride est un gros État, bien plus représentatif que l'Iowa ou la Caroline du Sud, et Mitt Romney a montré qu'il pouvait river son clou à Newt Gingrich.
C'est une sacrée revanche, car Gingrich il y a encore une semaine avait le vent en poupe. Mais la bataille des primaires n'est pas finie et risque de se prolonger au moins jusqu'en avril et peut-être même plus tard, faisant craindre un remake de l'affrontement intense entre Hillary Clinton et Obama en 2008, une bataille qui avait duré jusqu'au printemps.
Si la course à l'investiture se prolonge, c'est d'abord parce qu'il existe toujours une forte résistance à une candidature Romney. Une partie des conservateurs semblent prêts à tout, même à voter pour un personnage aussi controversé que Newt Gingrich, pour bloquer son avance. Ensuite, l'émergence cette année des super PACS, ces comités soi-disant indépendants mais dirigés par des partisans ou des proches des candidats peuvent dépenser un montant illimité d'argent et soutenir donc longtemps les rivaux de Romney.
nfin, le Parti républicain a changé les règles du jeu. Cette année, plus de la moitié des scrutins sont à la proportionnelle, ce qui empêche d'obtenir rapidement un grand nombre de délégués et encourage les candidats à rester en lice. Même s'ils semblent dans les choux comme Gingrich. L'ex-speaker de la Chambre a juré de rester dans la course jusqu'à la Convention du Parti, fin août, pour empêcher Romney d'obtenir les 1 144 délégués nécessaires. Est-ce juste une déclaration bravache comme il les affectionne ? Pas si sûr. Gingrich est un dur à cuire qui, comme le méchant dans les BD, réemerge toujours même quand on croit avoir eu sa peau. Deux fois, on l'a cru mort et deux fois il a ressuscité, arrivant même, à la surprise générale, à remporter la Caroline du Sud. Encore faut-il qu'il ait suffisamment de soutiens financiers. Jusqu'ici, il a bénéficié en partie de la multiplication des supports médias sur Internet et des débats télévisés qui lui ont fourni une plate-forme nationale et gratuite. Mais la prochaine phase des primaires s'annonce plus difficile. Un seul débat télévisé est programmé en février. Et il va devoir faire face à la machine Romney qui a repris du poil de la bête.
(Source, le figaro, TF1,boston.com)