sam.
23
juin
2012
Le collégien de 13 ans blessé vendredi dans son établissement scolaire de Rennes, lors d'une altercation avec un autre élève dans la cour de récréation, est décédé samedi matin, a-t-on appris auprès du parquet.
"Transporté à l'hôpital dans un état critique, il est décédé des suites de ses blessures", a annoncé dans un communiqué le procureur de la République de Rennes.
Samedi matin, la préfecture de région avait annoncé que l'enfant était en état de "mort clinique" et que "l'encéphalogramme était plat".
Interrogé par l'AFP, le CHU s'est refusé à tout commentaire. "Je viens d'avoir le directeur de garde. Je n'ai aucune information à donner, on ne communique pas", a déclaré la directrice de la communication du CHU, Cécile Boisse.
Mme Boisse avait confirmé vendredi soir que le collégien était toujours en vie, démentant ainsi le contenu de deux communiqués séparés émanant du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de celui du ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, qui avaient annoncé le décès de l'enfant.
Peu après minuit, le Premier ministre avait finalement exprimé dans un communiqué "ses regrets les plus vifs", ainsi que ceux du ministre de l'Education Vincent Peillon, pour avoir "annoncé à tort", quelques heures plus tôt, le décès du collégien, évoquant des "informations erronées".
Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, était attendu en fin de matinée dans ce collège tranquille du quartier de Cleunay où le drame a semé la consternation, laissant une équipe éducative et des élèves désemparés et traumatisés.
L'altercation s'est produite pendant la récréation vendredi matin entre deux élèves qu'aucun incident n'avait opposés précédemment, avait déclaré à l'AFP la principale du collège, Michèle Merdy.
L'autre protagoniste, un élève de 3e âgé de 16 ans, est toujours en garde à vue.
La cause de l'affrontement reste inexpliquée et la chronologie des faits n'est pas clairement établie. Les faits se sont déroulés dans un collège de taille moyenne (374 élèves), sans problème particulier, et les deux adolescents n'avaient jamais été à l'origine de faits de violence au collège, selon l'équipe éducative.
Samedi matin, des enseignants ainsi que des parents et quelques enfants se trouvaient à l'intérieur du collège, éloignés des journalistes et des caméras bloqués à l'entrée, a constaté l'AFP.
En début de matinée, une rose pâle avait été accrochée au portail piétons de l'enceinte du collège. En fin de matinée, une jeune femme enceinte, elle-même ancienne élève de ce collège, est venue également accrocher un petit bouquet de roses blanches sur les grilles.
"Je suis surprise que ça arrive ici", a-t-elle dit.
(Source : AFP)
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